Le processus de Méditation est composé d’éléments interdépendants.

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Identifier précisément les différentes étapes dissipe les doutes et aide à se concentrer à l’essentiel de ce puissant travail personnel : la pratique.

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De la même façon qu’il est préférable d’avoir une vision claire sur la durée de chaque séance, la fréquence et les moments opportuns pour pratiquer viennent alimenter une vision d’ensemble.

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Cet article s’articule autour de 5 parties complémentaires :

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  1. Le travail préparatoire à la Méditation,
  2. la Méditation, un Art de vivre,
  3. la bonne fréquence de Méditation
  4. les moments plus propices à la Méditation
  5. Conclusion

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Le travail préparatoire à la Méditation


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L’étape de l’apprentissage est sensible et primordiale car elle va permettre d’aller vers la pratique personnelle quotidienne en douceur. Celle-ci, idéalement, ne doit pas être forcée, mais se concrétiser au fil du temps. Cela par le simple fait d’observer les bénéfices obtenus par une pratique même irrégulière.

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Pour débuter, le choix de techniques appropriées va être déterminant. Le travail préparatoire va s’articuler autour de deux éléments incontournables :

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  • « Réhabiter » le corps: la Méditation n’est pas une pratique posturale mais elle implique un travail corporel. Elle met en évidence le rapport du mental avec le physique et la possible tendance du premier à malmener le second.

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Trouver la position juste pose cette problématique et invite à la résoudre pour accéder au statisme que requiert la pratique. Placer le corps au premier plan de l’esprit est un des postulats de base de la Méditation.

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  • Stabiliser le mental : De manière concomitante, une attitude d’accueil, la plus neutre possible, va être cultivée délibérément. En effet, d’une part le mental a toujours été habitué à vagabonder à sa guise. D’autre part à agir comme un filtre, colorisant les expériences sur une échelle allant du plus clair au plus sombre.

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La découverte passée, une question insidieuse de pouvoir peut émerger. Il est fréquent que l’esprit mette en place une stratégie pour conserver, par simple peur de l’inconnu, ce qu’il a le sentiment de lui échapper. Rien d’insurmontable, mais dans cette phase critique il est plus courant d’abandonner. Comme si, d’une certaine façon, la motivation profonde était éprouvée, facteur indispensable à la résilience nécessaire pour aller plus en avant.

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La Méditation, un Art de vivre


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La Méditation un Art de vivre

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Une fois cette étape préparatoire effectuée, le mental va être plus enclin à passer volontairement dans le passif. Quel soulagement de réaliser que cet état n’est pas illusoire. Bien au contraire, la vie a toujours invité à prendre le temps de s’arrêter et d’observer. Comment d’ailleurs se connaître réellement sans cultiver intentionnellement cet état de présence et de non-faire ?

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À la manière d’un noeud qui se dénoue, le simple fait d’entrevoir ce que pointe la Méditation en simplifie drastiquement la mise en place. Ce qui demandait jusque là discipline et tâtonnement requiert de ce fait moins d’efforts.

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Il devient alors plus difficile de ne pas le faire. Cela pour la simple raison d’observer, lorsque la pratique s’arrête ne serait-ce que quelques jours, la facilité à laquelle il est possible d’être à nouveau sous l’emprise de pensées-émotions négatives. C’est de cette manière que le rayonnement au quotidien de la Méditation devient indispensable et transforme celle-ci en un véritable Art de vivre.

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Alors quelle est la bonne fréquence de Méditation quotidienne ?


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C’est à partir de ce moment que se pose la question de la cadence idéale. Là encore, aucune règle n’est gravée dans le marbre.

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Il n’est pas possible de trop pratiquer dés le processus méditatif est bien identifié. Il s’avère que le rythme de deux fois par jour est commun à beaucoup de Méditants.

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En effet, l’état de conscience modifié, résultant de la pratique, continue une fois celle-ci terminée. Mais il a tendance à s’évaporer tout au long des activités quotidiennes. C’est pourquoi un deuxième temps de Méditation vient remettre en place ce qui c’est naturellement dissipé.

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Quand pratiquer ?


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Le premier élément à considérer est qu’il est préférable de méditer à jeun.

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Le mécanisme de digestion est énergivore et mobilise tout le corps-esprit, pouvant entrainer une possible somnolence. Il faut compter une heure trente après s’être alimenté normalement pour être à nouveau complètement disponible. S’y ajoute le temps du repas lui-même et peut-être de la préparation ?

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Les possibles plages horaires deviennent plus évidentes :

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  • Le matin au réveil, 
  • avant le déjeuner, 
  • en fin d’après-midi, 
  • avant le dîner, 
  • au coucher.

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Dans ces différentes possibilités, deux moments sont plus favorables à la pratique :

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  • .Le matin au réveil

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Le moment le plus qualitatif de tous. La difficulté étant de réussir à sortir totalement d’un état semi-endormi. Il est alors utile avant la pratique de créer comme un rituel : se lever, exécuter deux ou trois tâches qui permettent de désengourdir le corps comme, par exemple, de se réhydrater...

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Les avantages de ce temps privilégié sont nombreux :

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      • le mental est encore dans la phase de transition de passif à actif,
      • l’esprit n’est pas imprégné de sensations liées aux activités journalières,
      • la fraîcheur de l’attention,
      • un état méditatif beaucoup plus accessible de ce fait,
      • la pratique va imprégner le reste de la journée.

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Toutefois, il est difficile de commencer la pratique personnelle par cette Méditation matinale. Elle demande de modifier un nombre important d’éléments de ce moment sensible qu’est le réveil. C’est pourquoi je conseille de commencer par méditer avant le déjeuner ou le dîner.

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Une fois la pratique bien installée, il sera plus aisé d’expérimenter celle, irremplaçable, du matin au réveil.

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L’astuce, pour ceux qui se lèvent tôt et qui ont des difficultés à sortir d’un état léthargique, est de commencer par prendre une douche.

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  • .La fin d’après-midi est le deuxième moment privilégié

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L’état induit par la pratique matinale a tendance à s’atténuer tout au long des activités quotidiennes, c’est donc l’autre occasion propice pour réactiver ce que c’est naturellement évaporé :

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      • la clarté d’esprit,
      • une qualité de présence accrue,
      • une mise à distance des pensées actives, émotions, sensations,
      • un moindre impact des éléments extérieurs,
      • une meilleure habilité à répondre,
      • le cas échéant, une prise de décision facilitée par l’ensemble de ces énumérations.

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Ce temps de Méditation est délicat car le corps-esprit est souvent mobilisé par l’énergie du faire. Ce coup de frein violent peut créer une certaine résistance. J’ai pu remarquer que si je ne m’y mettais pas immédiatement quand le signal venait alors je passais à autre chose sans retour possible.

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Pour finir


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Les techniques de Méditation choisies pour débuter sont essentielles à la bonne mise en place de l’outil. Ce sont elles qui vont permettre d’acquérir l’écoute de soi et l’attitude positive indispensables pour finalement tendre vers la pratique quotidienne.

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Le bon sens induit va permettre de trouver son moment idéal. À terme, cela facilitera la pratique essentielle du matin au réveil. Celle-ci deviendra la clef de voûte naturelle de la pratique quotidienne.

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Gaël Brajeul

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